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INSPIRER & AGIR – DES HISTOIRES QUI DONNENT ESPOIR

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Fadya NAZIRKHAN

Fadya NAZIRKHAN has 55 articles published.

Startups : Un « Village » fleurit au cœur de Paris

dans Economie collaborative par
Source: Le Village by CA

Le Village by CA – ce nom mystérieux suscite d’emblée la curiosité. Il s’agit de « Villages » crées par le Crédit Agricole (CA) permettant aux startups, aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux grands groupes de se réunir avec l’objectif commun de coopérer pour innover, et faire prospérer l’économie régionale. Le Village by CA grandit à la rue de la Boétie au cœur du centre financier de Paris. Il compte 400 « habitants », 90 startups et 40 entreprises partenaires.

Source: Le Village by CA
Source: Le Village by CA

Le Village by CA niché dans la capitale française est principalement un incubateur de startups. Fondé en 2014, il a permis à ces jeunes entreprises d’atteindre la somme de 35 millions d’euros en chiffre d’affaires. Parmi elles se placent Early Birds ou encore Sharepay qui ont été classées parmi les 100 meilleures startups dans lesquelles il est fortement conseillé d’investir, d’après le magazine Challenge.

Le Village by CA est doté d’une place de village. Il y a aussi un maire qui a la responsabilité de tout gérer. Au sein du « Village », les entreprises s’épanouissent comme dans une vraie communauté. Elles y reçoivent les outils nécessaires pour grandir et sont mises en contact avec des entrepreneurs expérimentés – tels des comptables ou des hommes de loi – qui n’hésitent pas à partager leurs connaissances acquis dans le domaine des affaires.

Le « Village » compte également des partenaires tels Microsoft, IBM, Hewlett Packard, Sanofi, Sodexo et Engie. Un « représentant du Village » désigné vient à la rencontre des startups une à deux fois par semaine. Tout le monde ne bénéficie cependant pas d’un soutien financier.

Le Village nous permet de repousser les limites et de pénétrer dans des zones que nous n’aurons pas forcément voulu connaître auparavant

Source: Le Village by CA
Source: Le Village by CA

Au sein du « Village », c’est toute une synergie qui est en marche. Les ressources ainsi que les connaissances des uns sont partagées avec les autres. C’est un modèle de business « horizontal » où chacun peut apporter sa pierre à l’édifice. Annuellement, Le Village by CA de Paris organise 800 événements en moyenne : lancement des produits, conférences de presse, tout y passe.

Une startup demeure au sein du « Village » pendant 23 mois en moyenne. Une fois « sevrées », les entreprises restent en contact grâce aux réseaux des anciens. La demande des startups pour intégrer ces « Villages » est forte : plus de 1 000 demandes ont été enregistrées en l’espace de dix-huit mois.

Des régions comme Rouen et Besançon attendent leur premiers « Villages » en début 2017. Les « habitants » des divers « Villages » peuvent se rencontrer, solliciter l’appui de tout un chacun et étendre leur savoir-faire aux autres. Le Village by CA dispose également de locaux dans 25 villes majeures à travers le monde, telles New-York, Londres, Moscou ou Shanghai. Chaque startup peut ainsi évoluer dans un écosystème créateur de valeur et d’innovation.

La Bibliothèque de Choses : Pourquoi acheter quand nous pouvons partager?

dans Économie durable par
Credit: static1.squarespace.com

Nettoyants pour tapis, tondeuses à gazon ou matériel de camping sont des choses dont nous n’avons pas besoin au quotidien. Alors, pourquoi les acheter? Créée comme une alternative très efficace à l’achat, la « Bibliothèque de Choses » – Library of Things en anglais- est un espace convivial innovateur où l’on peut louer un large éventail d’articles ou de services à très faible coût. Ce nouveau mouvement, fondé sur l’économie collaborative, s’étend rapidement au sein de diverses communautés dans le monde entier.

Source: pexels.com
Source: pexels.com

De plus en plus de gens croient en un futur construit sur les principes du partage et de l’emprunt. Les Bibliothèques de Choses sont des espaces qui ont été créés pour promouvoir l’efficacité ainsi que la solidarité au sein des communautés. Une large palette d’articles y est offerte à des individus qui  peuvent les emprunter à des prix très bas. Ces espaces deviennent graduellement des centres névralgiques où l’aide mutuelle afflue et où les individus peuvent également partager leurs connaissances sur divers sujets.

Les Bibliothèques de Choses se multiplient dans les pays comme le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, le Pays-Bas ou encore le Canada. Tous partagent la même vision: offrir aux gens l’accès à des choses dont ils ont besoin de temps en temps, tout en leur permettant d’économiser de l’argent. Ces bibliothèques prennent progressivement la forme d’un véritable réseau mondial.

A Londres, c’est un vieux conteneur qui a été finalement converti en une Bibliothèque de Choses après que plusieurs comptoirs « pop-up » ont été tentés sur une base d’essai. La création de cette bibliothèque a été rendue possible grâce au crowdfunding et des dons. La Bibliothèque de Choses londonienne a la cote auprès des membres enthousiastes, attirés par ce nouveau modèle d’affaires.

Ici, les gens peuvent louer des accessoires de cuisine ou des outils après avoir vérifié la disponibilité en ligne et après avoir créé un compte gratuitement. L’acquisition d’un article n’a jamais été aussi facile et bon marché. Le co-fondateur de La Bibliothèque de Choses londonienne, Bex Trevalyan, est catégorique sur cette forme de modèle d’entreprise:

Tout le monde devrait être en mesure d’accéder à des choses qui peuvent améliorer notre quotidien quand nous en avons besoin

Credit: spheric.ro
Credit: spheric.ro

Pour être efficace et afin de rester fidèle aux besoins de la communauté, l’équipe réagit selon les besoins et les attentes des clients. De ce fait, il offre aussi des services hormis les articles. Si vous avez besoin d’un DJ, ou vous voulez faire la promotion d’un événement ou encore planifier un atelier de travail, vous devriez envisager de frapper à la porte de la Bibliothèque de Choses à Londres. Une autre équipe prospère avec la Bibliothèque de Choses nommée Share. Elle est basée à Frome, en Angleterre et partage les mêmes objectifs que sa consœur à Londres.

Aux Etats-Unis, ainsi qu’en Allemagne, la Bibliothèque de Choses est plus diversifiée. Les ustensiles de cuisine et les outils sont parmi les espaces qui sont les plus appréciés et recherchés. D’autres bibliothèques offrent d’autres articles comme des kits de loisirs, des instruments pour la science et pour la technologie ou encore, des instruments de musique. Il existe aussi des bibliothèques inhabituelles qui louent même des cravates ou des jouets. À Toronto, le Share Depot, qui est la première Bibliothèque de Choses au Canada, jouit d’un grand succès. Il s’est rapidement étendu sur quatre différents endroits. Les membres peuvent y emprunter de l’équipement de camping, des équipements de sport ou encore des articles de fête.

Néanmoins, il y a certains critères à respecter pour être en mesure de partager vos produits. En général, les équipes des bibliothèques procèdent à des vérifications pour s’assurer que ces articles soient de bonne qualité et puissent être utilisés en toute sécurité, notamment en ce qui concernent des appareils électriques.

Du même souffle, ce concept de partage et d’emprunt consolide le sentiment de fraternité dans les communautés. Ce type d’économie collaborative est sans précédent et selon les experts, a une tendance «irréversible». Il est prévu que cette tendance mènera à l’utilisation efficace des ressources, avec pour conséquence, la création d’économies saines.

Savons recyclés: Ces bulles qui sauvent des millions de vie

dans Innovation sociale par
Credit: feedthechildren.org

Le lavage des mains avec du savon est un acte banal au quotidien. Pourtant, le fait de se laver les mains peut sauver des vies. Il reste malheureusement l’une des pratiques les plus négligées en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud mais qui peut pourtant sauver des vies. Chaque année, plus de 3 millions d’enfants meurent de maladies transmissibles qui peuvent être évitées en améliorant l’hygiène et l’accès au savon. Le recyclage des savons, en particulier les savons d’hôtel, a donc été lancé dans le cadre d’un projet mondial visant à rendre le savon accessible et à sauver des vies.

Source: www.un.org
Source: www.un.org

Le lavage des mains avec du savon est l’un des moyens les plus efficaces et peu coûteux pour prévenir les infections. Néanmoins, il demeure un luxe pour de nombreuses personnes dans divers pays d’Afrique et d’Asie, ainsi que pour les réfugiés et les victimes de catastrophes naturelles. Des études ont prouvé que l’utilisation du savon est plus efficace que les vaccins ou les médicaments pour prévenir les décès chez les enfants liés à la diarrhée ou autres infections.

Le projet de recyclage a été lancé par Derreck Kayongo, un réfugié né en Ouganda et qui s’est rendu aux États-Unis où il s’est finalement installé. Le premier jour qu’il y séjourne dans un hôtel, il est surpris de constater qu’un large éventail de différents types de savons était offert par client. A son étonnement, il remarque que ces savons sont remplacés tous les jours. Il se demande alors ce qui est fait à ces savons partiellement utilisés ; il comprend qu’ils sont tout simplement jetés. En fait, plus de 2 millions de barres de savon sont jetées quotidiennement dans les hôtels américains.

Le fait d’avoir été un réfugié au Kenya et d’avoir survécu à des expériences difficiles au sein d’une communauté pauvre qui n’avait pas accès à une seule barre de savon, déclenche en lui un sentiment de révolte contre ce genre de gaspillage. Avec le soutien de sa femme, Derreck Kayonga créé alors le Global Soap Project qui devient alors une cause essentielle pour la survie des millions d’enfants dans les régions pauvres. Le projet consiste à relier des hôtels et des personnes vulnérables à travers le monde. Le fondateur est d’avis que:

Tant de gens souffrent de maladies parce qu’ils ne peuvent tout simplement pas se laver les mains avec du savon

source: pexels.com
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Des hôtels comme Hilton et Intercontinental se sont associés au Global Soap Project. Au total, plus de 500 hôtels aux États-Unis se sont joints au programme. Le personnel de l’hôtel récupère les savons partiellement utilisés et laissés dans les chambres, puis les envoie ensuite dans les stations d’épuration où ils sont triés, traités, stérilisés et fondus à nouveau. Le seul coût que les hôtels doivent supporté est le transport de l’établissement vers l’usine de traitement. Les savons recyclés apparaissent comme nouveaux et expédiés vers des organisations non-gouvernementales (ONG) en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Ils sont distribués gratuitement lors de visites médicales ou lors de campagnes de sensibilisation.

Fort de son succès, le projet Global Soap a étendu ses activités en Europe où les hôtels ont montré la volonté d’allier leurs forces avec l’organisation pour sauver des vies. Jusqu’à présent, plus de 2 millions de barres de savon ont été distribuées dans 32 pays.

L’autre grand recycleur de savons d’hôtel est la Clean the World Foundation. Cette dernière distribue des produits d’hygiène aux populations des États-Unis et des pays en développement grâce à une collaboration avec des ONG. La Fondation partage la même vision que Global Soap Project: «transformer les déchets en trésors».

Le recyclage du savon réduit aussi en grande partie les déchets solides. Mis à part le recyclage du savon, la fondation encourage les hôtels à recycler les produits en plastique. Tout dernièrement, la Clean the World Foundation et le Global Soap Project ont travaillé en étroite collaboration pour maximiser leur impact dans le monde.

France: L’eau du lac du Bourget servira pour le chauffage et pour la climatisation des bâtiments

dans Energie renouvelable par
Source: en.france-montagnes.com/

B’eeauLac (Bourget Environnement Energie Aménagement Urbanisme) est un projet qui a vu le jour dans le département de la Savoie en Auvergne-Rhône-Alpes en France. Reconnu comme une station balnéaire pour ses activités aquatiques et nautiques, le lac du Bourget –aussi connu comme le lac d’Aix – offrira maintenant une nouvelle perspective.

Au cours des quatre prochaines années, l’eau de ce lac sera également utilisée pour le chauffage et la climatisation des bâtiments publics et des entreprises privées de la région.

Lac du Bourget. Source: wikimedia.org
Lac du Bourget. Source: wikimedia.org

L’idée d’utiliser de l’eau douce pour la climatisation et le chauffage n’est pas nouvelle. Le refroidissement hydro-thermique, ou le refroidissement par les eaux de lac ou par l’eau de mer, ainsi que les systèmes de chauffage géothermique, ont déjà été adoptés dans des pays tel le Canada.

Une fois le projet B’eeau Lac achevé, il deviendra le pionnier en termes d’utilisation de l’énergie hydrothermale puisée de l’eau d’un lac en France

Pour le département de la Savoie, il s’agit d’une étape innovatrice qui permettra à la région de respecter les engagements écologiques. Le B’eeau Lac a été conçu suite à des recherches effectuées sur les possibilités d’exploitation des énergies renouvelables dans la région. Le projet a été inspiré d’un projet similaire déjà fonctionnel à Genève.

Le lac du Bourget s’étend sur une superficie de 44 kilomètres carrés tandis que sa profondeur moyenne est d’environ 85 mètres. C’est le plus grand lac naturel d’origine glaciaire en France. Diverses activités sportives ainsi que la pêche sont menées dans ces eaux.

Source: www.wavepattaya.com

Source: www.wavepattaya.com

Le projet sera exécuté par Métropole Savoie et Savoie Technolac. Il consiste à pomper les eaux du lac d’une profondeur de 35 mètres à une température stable de 6 degrés Celsius. Ce système permet la production de la réfrigération industrielle ainsi que le chauffage des bâtiments.

L’eau est ensuite retournée au lac du Bourget. Les avantages de ce système sont nombreux: il ne requiert pas de travaux nécessitant un emplacement quelconque, il n’émet pas de dioxyde de carbone et évite les risques sanitaires habituels associés aux systèmes de climatisation classiques. Il s’agit là d’un atout considérable pour l’aménagement du territoire et une incitation pour les entreprises souhaitant s’installer dans la région.

La demande pour la production et l’usage du froid s’accroît dans certains secteurs de la région, tels que la transformation des matières plastiques, la transformation des aliments, la production pharmaceutique ainsi que l’informatique.

Ce mode innovateur de chauffage et de refroidissement représentera certainement une réduction des dépenses pour les entreprises et les organismes publics.

Une autre raison pour laquelle les entreprises se montrent enthousiastes à utiliser le refroidissement et le chauffage hydro-thermiques, est le fait que ce système leur permet de libérer de l’espace précédemment occupé par les unités de refroidissement ou de chauffage. Ainsi, cet espace pourra être utilisé à d’autres fins.

Une piscine parisienne chauffée grâce à l’eau des égouts

dans Développement durable par
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L’hiver approche à grands pas en Europe. Afin d’accueillir convenablement les habitués des lieux malgré le froid, la piscine Aspirant Dunand, située à deux pas des Catacombes de Paris, a innové en utilisant des moyens totalement écologiques. Ainsi, l’eau des égouts qui traverse sous la piscine est désormais utilisée pour chauffer les bassins et les douches.

La piscine Aspirant-Dunand. Source: nouvellesdeparis.com
La piscine Aspirant-Dunand. Source: nouvellesdeparis.com

Chauffer une piscine municipale est non seulement fort coûteux mais entraîne également une consommation énergétique très élevée. Jusque-là, le chauffage de la piscine Aspirant Dunand au 14e arrondissement de Paris se faisait exclusivement à l’électricité dont la consommation s’élevait jusqu’à 1 310 mégawattheures (MWh) par an. Les responsables de cette infrastructure publique ont voulu investir dans un système de chauffage peu onéreux et écologique pour le bassin faisant 25 mètres de long. Idem pour les douches.

Après plusieurs mois d’essais, le projet a été finalisé et vient d’être implémenté en octobre 2016. Ce nouveau système a réduit la consommation d’électricité de la piscine de 50%.  C’est une première à Paris.

L’idée d’utiliser les eaux d’assainissement est ingénieuse puisque la température de l’eau des égouts varie entre 13 et 20 degrés durant toute l’année, indépendamment des saisons. Un système d’échangeurs thermiques permet aux eaux usées de chauffer celles de la piscine et des douches sans pour autant qu’il n’y ait un quelconque contact direct. La chaleur est captée par des plaques métalliques installées dans les égouts serpentant sous la piscine. La température voulue est ensuite répartie dans la piscine et les douches via des pompes à chaleur. Le système – nommé « Degrés bleus » – a été créé et installé par Suez Eau France. La société a déjà une douzaine de projets similaires à son compte.

Paris s’est fixé l’objectif d’encourager les piscines à réduire leur consommation d’énergie de 20% d’ici quatre ans

Source: hotel-design-secret-de-paris.com
Source: hotel-design-secret-de-paris.com

Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de développement durable à Paris visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre. Ce projet vise aussi à promouvoir les énergies renouvelables pour que l’administration parisienne s’appuie sur 30% d’énergie verte d’ici 2020.

Le réseau d’assainissement qui s’étend sur 2400 kilomètres, devrait trouver d’autres usages. Il se présente comme une alternative de chauffage attrayant pour les 39 autres piscines réparties à travers Paris. Hormis les piscines, 25 autres sites se sont déjà engagés dans des projets basés sur l’énergie renouvelable. L’hôtel de ville de Paris est déjà chauffé grâce au réseau des eaux usées depuis 2015.

Le Jardin d’Eden polaire : La plus vaste zone marine protégée au monde

dans Environnement par
Source: marinemammals.gov.au

Cet accord international se définit comme un gage de confiance pour la protection de la vie marine. Vingt-quatre pays se sont unis pour déclarer une étendue de plus de 1,5 million de kilomètres carrés de la mer de Ross en Antarctique la plus grande zone marine protégée du monde. Ce site exceptionnel est considéré comme étant le « Jardin d’Éden polaire ». La décision, rendue publique le 28 octobre 2016, est acclamée dans le monde entier par les écologistes.

La mer de Ross. Source: sciencemediacentre.co.nz
La mer de Ross. Source: sciencemediacentre.co.nz

La surface désignée représente approximativement la superficie totale de la France et de l’Espagne réunies. La pêche industrielle, qui a eu des effets désastreux non seulement dans la région elle-même, mais aussi sur d’autres mers, y sera complètement interdite. Cette décision est le fruit des votes unanimes des délégués lors de la dernière réunion annuelle de la Commission pour la conservation de la vie marine de l’Antarctique (CCAMLR) en Australie. Ce résultat est l’aboutissement de cinq années de négociations, de revues scientifiques et de politiques constantes ainsi que d’une diplomatie de principe sur le sujet.

La mer de Ross est connue comme l’une des plus grandes régions sauvages de notre planète. Elle abrite plus de la moitié de la population des épaulards de la mer de Ross, qui sont des baleines tueuses. La région est également l’habitat du manchot d’Adélie et du manchot empereur, ainsi que celui des espèces benthiques et des espèces qui se tiennent à mi-eaux. Sept types de poissons sont endémiques à la région.

Selon le chef de l’ONU pour l’environnement, Erik Solheim, il est crucial que la mer de Ross soit sauvegardée comme un patrimoine pour les générations futures. Le scientifique américain David Ainley, qui a été parmi les premiers écologistes à défendre activement la protection de cette zone marine il y a quatorze ans, qualifie la mer de Ross comme l’un des écosystèmes marins les plus intacts sur Terre :

Elle a beaucoup plus de valeur en tant qu’écosystème marin intact qu’en tant que zone de pêche

Source: thesun.co.uk
Source: thesun.co.uk

La décision de convertir le Jardin d’Eden polaire en une zone protégée aidera à préserver l’incroyable biodiversité de la vie marine dans la région qui est restée abondante depuis des milliers d’années. La surpêche industrielle, qui perturbe l’écosystème marin, était perçue comme une menace et devait être interdite. Un changement dans la chaîne alimentaire ainsi que la dégradation du territoire lui-même auront les mêmes effets néfastes que ceux enregistrés ailleurs, tels les proliférations d’algues toxiques ou l’apparition des zones mortes privées d’oxygène.

La protection de la mer de Ross aidera à stabiliser le nombre de Krill antarctique qui est l’aliment de base pour une pléthore d’espèces comme les baleines et les phoques, et qui croissent dans la région. La montée des nutriments des eaux profondes est transportée par les courants vers les mers du monde entier, fournissant ainsi de la nourriture aux espèces marines à travers la planète.

Le Jardin d’Eden polaire sert, en outre, de laboratoire vivant pour les scientifiques. Ces derniers ont commencé à explorer le site il y a environ 170 ans, alors que les données enregistrées à un rythme constant datent de plus de 50 ans. Les éléments d’information disponibles dans la zone aident les scientifiques à tirer des conclusions fiables et à avoir une meilleure compréhension des changements écologiques et environnementaux, en particulier en ce qui concerne le climat.

France: Des éoliennes flottantes bientôt en Méditerranée

dans Energie renouvelable par
source: consostatic.com

C’est parti ! La France installera très bientôt des éoliennes flottantes en Méditerranée. Dans un communiqué du 3 novembre 2016, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, a déclaré que les services des entreprises EDF Energies Nouvelles (EN) et l’association Engie/EDPR/CDC ont été retenus pour la réalisation de ce projet.

source: france-energies-marines.org
source: france-energies-marines.org

Cet appel à projet s’inscrit dans le cadre des Investissements de l’avenir, visant à déployer des fermes pilotes d’éoliennes flottantes, réparties dans quatre endroits favorables en Méditerranée et en Bretagne. Les deux régions identifiées où ces fermes seront installées sont la zone de Faraman en Provence-Alpes-Côte d’Azur et au large de Leucate, dans le département de l’Aude. A Faraman, c’est le projet « Provence Grand Large » qui sera réalisé par EDF EN. Trois éoliennes flottantes seront fournies par la compagnie Siemens alors que les flotteurs le seront par SBM et l’Institut IFP EN.

A Leucate, c’est le projet « Les éoliennes flottantes du golfe du Lion » qui sera conçu. C’est le consortium Engie, la Caisse des dépôts et le portugais EDP Renewables qui assurera la mise en œuvre. Quatre éoliennes flottantes fournies par General Electric y verront le jour alors que les flotteurs semi-submersibles seront ceux d’Eiffage Métal. Les deux projets pourront produire une puissance unitaire de 5 mégawatts (MW) minimum.

En juillet dernier, deux autres sociétés – le consortium Eolmed et Quadran, ainsi que Eolfi et CGN Europe Energy- ont été retenues dans le cadre de ce même projet. Ces deux candidats exécuteront les travaux pour les fermes d’éoliennes flottantes dans la zone de Gruissan en Méditerranée ainsi que dans la zone de Groix en Bretagne. Ces éoliennes devront générer 6 à 12 MW.

La technologie « WindFloat », développée par Principle Power en Aix-en-Provence, sera adoptée pour les projets. Installé au large du Portugal il y a cinq ans, ce prototype a déjà fait ses preuves. De ce fait, l’éolienne prototype « WindFloat » passe au stade de la construction. Selon le holding l’ayant testé, le prototype a même dépassé les attentes :

WindFloat a su faire face à des vagues de plus de 17 mètres de hauteur et des vents dépassant 60 nœuds (110 km/h), tout en offrant 17 GWh d’électricité au réseau local

Au large de Leucate. Source: grandsgites.com
Au large de Leucate. Source: grandsgites.com

Contrairement aux éoliennes traditionnelles installées en mer, ces éoliennes flottantes dites « offshore » peuvent être développées dans des eaux plus profondes que d’habitude. L’éolienne innovatrice maritime ne s’érige plus d’une fondation fixée mais d’une fondation flottante, stabilisée par des câbles cloués au fond marin.

L’installation des éoliennes flottantes se fait aussi beaucoup plus facilement. Elles peuvent être assemblées directement dans des zones portuaires, limitant ainsi des travaux en mer qui s’avèrent très coûteux. Idem pour la maintenance et le démantèlement.

Loin des côtes, les éoliennes auront également un impact moins visuel contrairement à leurs compères conventionnels qui sont souvent critiqués comme étant des monstruosités visuelles. Un autre avantage est que ces éoliennes installées en haute mer – allant même jusqu’à une profondeur de 200 mètres – pourront capter des vents encore plus puissants pour produire encore plus d’électricité verte.

Football: Quand les terrains s’illuminent grâce à l’énergie des joueurs

dans Energie renouvelable par
Source: 37.188.110.186

La conscience écologique s’infiltre dans le football. Lors d’un match de foot, un attaquant peut courir entre 10 à 11 kilomètres alors qu’un défenseur peut parcourir entre 10 à 12.5 kilomètres. Plusieurs pays, tels le Brésil et le Niger, en profitent pour utiliser l’énergie des joueurs afin d’éclairer les terrains de foot de manière écologique.

Credit: Telegraph
Credit: Telegraph

Le premier pays à avoir adopté cette technique innovante est le Brésil. Il y a deux ans, Mineira, une favela de Rio de Janeiro, s’est équipée d’un terrain de foot unique en son genre. Doté d’une pelouse artificielle créée par la start-up britannique Pavegen, le terrain permet de convertir l’énergie générée par les déplacements des joueurs en électricité. Subséquemment, cette électricité sert à éclairer le terrain de foot une fois la nuit tombée. L’inauguration de ce terrain de foot révolutionnaire a même valu la présence du roi du foot Pelé.

La  compagnie Pavegen, qui se qualifie comme un des pionniers de la technologie propre, a conçu cette pelouse artificielle avec environ 200 plaquettes. Ces dernières sont faites de 80% de matériaux recyclés, notamment des vieux pneus en caoutchouc provenant des camions. L’énergie cinétique obtenue par les mouvements des joueurs se transforme ensuite en électricité. Cette énergie permet ensuite d’alimenter jusqu’à six projecteurs autour du terrain de foot.

En 2015, c’est à Lagos au Niger que le groupe pétrolier Shell a inauguré le premier terrain de foot de l’Afrique dont l’éclairage est produit de la même manière que celui du stade à Rio de Janeiro. Dans cette ville, qui est la plus peuplée de l’Afrique, de nombreuses infrastructures publiques sont délaissées. Ce projet a été lancé dans le cadre du programme #makethefuture de Shell dans le but d’innover en matière d’énergie tout en approvisionnant différentes communautés dans le besoin. La compagnie pétrolière s’est associée avec Pavegen pour réaliser ce projet.

Concernant le terrain de foot à Lagos, il a fallu placer 90 dalles électroniques sous la pelouse. Ces dalles permettent de convertir l’énergie cinétique des joueurs en mouvement, en électricité. Cette dernière peut être utilisée aussitôt ou stockée dans des batteries pour des usages ultérieurs.

Chaque appui sur une dalle génère entre 4 à 7 watts d’électricité

A Lagos, ce système permet d’alimenter six projecteurs LED dans le stade. Pour devenir encore plus écologique, ce stade s’est également doté de panneaux solaires pour produire de l’électricité qui est utilisée à d’autres fins dans les locaux.

Credit: posibl.com
Credit: posibl.com

Pavegen, quant à elle, vise plus loin. Aujourd’hui, seulement 25% du continent africain a directement accès à de l’électricité. Ce système basé sur l’énergie piézoélectrique, peut éventuellement fournir de l’électricité dans des endroits qui n’en ont guère accès. Déjà, plusieurs villes ont adopté l’installation de Pavegen. On peut les trouver dans des discothèques ou encore sur le sol au Terminal 3 de l’aéroport d’Heathrow.

Les Jeux Olympiques de Londres ainsi que le marathon de Paris en 2013 ont permis de tester cette technologie ingénieuse. Afin de la rendre plus accessible, Pavegen continue ses recherches pour faire baisser le coût.

La France devient le premier pays au monde à construire une route photovoltaïque

dans Energie renouvelable par
Credit: © Joachim Bertrand / COLAS

C’est la route du futur. Photovoltaïque et intelligente, elle peut capter l’énergie solaire et produire de l’électricité de manière directe. Elle peut également transmettre des informations sur l’état du trafic routier et sur la route elle-même. Et c’est la France qui devient le pionnier mondial en lançant le tout premier chantier pour la construction de cette route à Orne, département de la Normandie.

 Credit: Joachim Bertrand/ Colas
Credit: Joachim Bertrand/ Colas

Les travaux ont débuté le 25 octobre 2016 et le premier tronçon qui s’étendra sur un kilomètre, devrait être achevé en décembre prochain. La somme de 5 millions d’euros a été débloquée à cet effet. D’ici cinq ans, le gouvernement français envisage de revêtir diverses routes mesurant 1 000 kilomètres au total avec des panneaux solaires, ce qui permettra de fournir de l’électricité à 5 millions de Français, soit à 8% de la population française.

Ce projet, totalement Made in France, se réalise grâce aux recherches assidues menées durant cinq années par l’Institut national de l’énergie solaire (INES) et la compagnie Colas-filiale de Bouygues. Des essais ont été menés à Chambéry et à Grenoble avec un flot continu d’un million de véhicules pour tester le bon fonctionnement et la durabilité de ces panneaux. Selon Colas, pas une seule plaque ne s’est déplacée ou ne s’est endommagée. Lors de l’inauguration du chantier, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, s’est exprimée avec grande fierté et beaucoup d’enthousiasme :

C’est une utopie devenue réalité

Le projet des routes solaires repose sur la technologie WattWay développée par Colas, un des leaders mondiaux des infrastructures de transport. Les panneaux, eux, ont été produits dans une compagnie ornaise. Ce premier tronçon qui fera 2 mètres de large devrait générer 17 963 kilowatt heure (kWh) d’énergie quotidiennement pouvant alimenter toute une ville de 5 000 habitants en éclairage public. WattWay affirme que 20 mètres carrés de panneaux permettent de facilement alimenter tout un foyer en énergie verte.

Credit: ecowatch
Credit: ecowatch

Cette technologie innovatrice est simple et ne requiert pas de lourds travaux. Il suffit de recouvrir des routes existantes avec ces panneaux solaires, qui sont en effet des dalles, sans avoir à effectuer de travaux de génie civil supplémentaires. Ils ont été crées de sorte à ce que les véhicules, y compris des camions, puissent circuler sans les endommager.

Les dalles comprennent des cellules photovoltaïques minutieusement enveloppées sous plusieurs couches pour la rendre incomparablement robuste. Des fines feuilles de silicium polycristallin permettent de capter l’énergie solaire qui sera ensuite transformée en électricité. Selon la compagnie Colas, ces dalles peuvent durer jusqu’à 20 ans et sont adaptables à toutes sortes de routes à travers le monde.

La route photovoltaïque générera ainsi de l’énergie propre et renouvelable à long terme. L’idée de transformer les routes existantes de cette manière est ingénieuse puisque, selon des études, les voies sont occupées par des véhicules uniquement pendant 10% du temps. Elles font constamment face au ciel et au soleil.

En concevant cette dalle photovoltaïque, Colas a également jugé primordial de ne pas créer un produit qui nécessitera la destruction des infrastructures existantes.  La politique est de reconstruire sans détruire.

Cette route photovoltaïque est non seulement verte mais aussi intelligente. Dès qu’elle produira de l’électricité, elle enverra des données concernant l’état du trafic et de la route elle-même grâce à un réseau massif de capteurs intégrés. L’entreprise songe déjà à mettre sur pied un système d’induction permettant à ces routes de recharger des véhicules électriques.

Ethiopie: Sauver les forêts de l’Église pour rétablir un pays aride

dans Environnement par
Credit: magazine.africageographic.com

Comme des colliers, les forêts de l’Église ornent les lieux de culte en Ethiopie. Les communautés locales sont d’avis que leur présence est vitale, car elles empêchent les prières de se perdre dans le ciel. La protection de ces forêts est désormais considérée non pas comme un simple exemple de foi, mais comme une solution durable pour protéger l’écosystème et la biodiversité de ce pays aride.

Source: ensia.com
Source: ensia.com

Ce mélange exquis de la foi et de la science offre à l’Ethiopie l’espoir de prospérer. Le pays est doté d’une flore et d’une faune endémiques uniques ainsi que des ressources qui demandent à être protégés, d’autant plus que moins de 5% du territoire du pays représente les forêts. L’Ethiopie a pris la même tendance que de nombreux pays en voie de développement, où d’immenses étendues de forêts luxuriantes ont été remplacées par des terres pour faire prospérer l’agriculture, et que les arbres y ont été continuellement abattus pour le bois.

Les forêts de l’Église sont plus concentrées dans le nord de l’Ethiopie, où elles embellissent quelques 3 500 Églises orthodoxes Tewahido. Les populations locales croient fermement qu’ils devraient préserver les bois autour de ces lieux de culte qui abritent divers animaux considérés comme des créatures de Dieu. La tradition de sauvegarder les forêts autour des lieux de culte a été initiée il y a des centaines d’années dans le but d’imiter le jardin d’Eden.

Les forêts de l’Église peuvent s’étendre de cinq hectares à plus d’un millier d’hectares, formant des ceintures vertes autour des églises. Certaines d’entre elles- les restes des forêts afromontanes- ont résisté à l’âge et ont plus de 1 500 ans. Rafraîchissantes et humides, elles abritent, en outre, des sources d’eau douce ainsi que des sanctuaires spirituels destinés aux communautés locales. Ces dernières puisent également des plantes médicinales de ces bois.

Les écologistes, quant à eux, perçoivent les forêts de l’Église comme des banques de semences massives pour les plantations futures alors que les prêtres ont une approche spirituelle en ce qui concerne leur conservation

Les deux partagent la même vision et la même mission qui est de préserver ces bois qui se targuent d’une biodiversité richissime. Ce paysage sacré est également l’habitat de nombreuses espèces menacées. Aujourd’hui, les écologistes travaillent conjointement avec les prêtres pour construire des murs de pierre autour des forêts de l’Église pour veiller à ce que personne ne coupe les arbres et pour empêcher le bétail d’endommager cet espace.

Source: porelplanetaphoto
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La régénération des arbres est aussi  envisagée grâce aux transplantations. Les équipes travaillent également sur les moyens pour relier les forêts de l’Église par des « corridors » verts le long des lignes naturelles existantes ce qui facilitera le développement d’encore plus de zones vertes. Les prêtres sensibilisent, en outre, les habitants pour qu’ils fassent un meilleur usage des produits dérivés des forêts et pour qu’ils contrôlent certaines activités telles que la fabrication de colorants qui est menée depuis des siècles.

À une époque où les forêts de l’Église peuvent être considérées comme des ressources faciles et de ce fait, attirer l’exploitation, il est important que les gens comprennent la nécessité de protéger ces bois. On enseigne donc aux communautés locales qu’il est tout aussi primordial de maintenir la santé écologique des arbres que d’assurer leur nombre.

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